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Certains visiteurs se demanderont comment l’on peut concilier aujourd’hui le fait de collectionner des coquillages avec la nécessité grandissante de préserver l’environnement, de protéger la faune sauvage. Qu’ils se rassurent, aucun cône ne figure sur les listes des espèces menacées, dont la pêche ou le commerce seraient soumis à limitations. Les collections privées ont un bel avenir.

 

Pourtant, il est malaisé de les voir. Leurs propriétaires en réservent l’accès à leurs proches ou à d’autres collectionneurs : souci de discrétion, peur des importuns ou des filous, les font garder leurs trésors à l’abri des regards. Les collections des institutions scientifiques ne sont pas accessibles au public. Celles des musées sont rares et décevantes, faute de pouvoir présenter correctement dans de grandes vitrines des objets de quelques centimètres de long, faiblement éclairés parce qu’ils redoutent la lumière.

 

La photographie numérique et internet ont bouleversé cette situation. Il est désormais à la portée des collectionneurs de photographier leurs spécimens en gros plan et à loisir, pour un coût très faible, puis de les mettre en ligne, sans crainte, au bénéfice du monde entier. De plus, la numérisation des collections est une façon de mieux assurer leur pérennité. Les sites comme celui-ci devraient donc être appelés à se multiplier, jusqu’au jour où se créeraient sur le web de vrais cyber-musées du coquillage. « 500 Conidae » a aussi été imaginé dans cet espoir.